Chadèque ; gros pamplemousse

Date de cette photo : 7 septembre 2008 - 01:38
Envoyé par : zelline33
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Commentaires sur Chadèque ; gros pamplemousse

    En Haïti, j'ai fait de l'exploration géologique dans les mornes situés entre les intérieurs au Sud de "Cap Haitien" et le Sud de "la Citadelle" (25 km plus à l'Est) dans une bande de terrains d'environ 10 km de large du Nord au Sud, essentiellement drainée par les tributaires de la "Rivière Blanche". Les mornes ne sont pas très hauts mais le découpage est profond et serré si bien que sur une traverse sub-rectiligne il n'est pas rare que la somme des dénivelés ascendants soit largement supérieure au trajet horizontal virtuel. Pour chaque journée de reconnaissance je partais avec trois coupeurs-échantillonneurs-porteurs qui outre tracer la route à la machette et écorner à la masse les affleurements rencontrés, allaient transporter dans leur sac à dos respectif la collecte d'échantillons de la journée. Ce n'était pas vraiment éreintant parce que nous prenions notre temps et le faisions plutôt dans l'esprit ballade-découverte en devisant gaiment de tous sujets, mais c'était parfois assez éprouvant et en tout cas assoiffant. C'est pourquoi chaque matin je confiais au plus soigneux des trois mon casse croûte de midi dans la poche du dessus de son sac à dos et surtout, à la main ma bonbonne Coleman isotherme de 4 litres que mon cuisinier avait soigneusement garnie de trois litres d'eau Culligan (un tiers en glaçons) et à peu près un litre de jus de ces merveilleux "chadèques" que je n'ai jamais connus que là-bas et avec lesquels j'ai découvert le nom.
    C'étaient de très gros fruits (près de 20 cm de diamètre) verts assez sphériques caractérisés par une petite pointe de 5 mm de haut 10 mm de diamètre a sa base placée a l'opposé de l'empreinte de la queue et représentant apparemment la "cicatrice" du pistil floral. Ils avaient une peau fine moins de 10 mm et débordaient d'un jus parfumé et sucré. Deux suffisaient largement pour près d'un litre de jus délicieux. Je sais que mon cuisinier devait batailler pour les avoir et n'en trouvait pas toujours. Les autres "chadèques" de même calibre qu'on pouvait trouver n'étaient pas aussi ronds, pas aussi lourds, ils n'avaient pas la petite pointe caractéristique mais souvent une sorte d'œil à la place, leur peau était très épaisse et la chair, peu juteuse, était très souvent déformée par la croissance à l'intérieur du fruit. Il ne pouvaient pas aider pour ma bonbonne mais, par contre, Fioli, mon cuisinier hors pair en tirait d'excellents desserts, tant de la pulpe "grenue" que de la partie blanche épaisse de la peau.
    Il me semble qu'aucune des deux variétés ne nous arrivait à 100% mûre (toujours vertes de peau), la pulpe n'était pas rose (dans mon souvenir) mais plutôt d'un vert brunâtre clair.
    J'ai retrouvé presque partout, même sur les marchés français, la deuxième sorte typique de "pamplemousse sec", mais je n'ai jamais retrouvé ailleurs la première sorte, juteuse, de "chadéques" ni vu aucune description pouvant s'y rapporter, je n'ai jamais vu non plus les arbres porteurs. Je suis tout à fait preneur pour des compléments d'info. D'avance merci .

    Georges BEAUFILS
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    Posté par Georges BEAUFILS, samedi 13 décembre 2014 à 07:02 | | Répondre
  • En Haïti, j'ai fait de l'exploration géologique dans les mornes situés entre les intérieurs au Sud de "Cap Haitien" et le Sud de "la Citadelle" (25 km plus à l'Est) dans une bande de terrains d'environ 10 km de large du Nord au Sud, essentiellement drainée par les tributaires de la "Rivière Blanche". Les mornes ne sont pas très hauts mais le découpage est profond et serré si bien que sur une traverse sub-rectiligne il n'est pas rare que la somme des dénivelés ascendants soit largement supérieure au trajet horizontal virtuel. Pour chaque journée de reconnaissance je partais avec trois coupeurs-échantillonneurs-porteurs qui outre tracer la route à la machette et écorner à la masse les affleurements rencontrés, allaient transporter dans leur sac à dos respectif la collecte d'échantillons de la journée. Ce n'était pas vraiment éreintant parce que nous prenions notre temps et le faisions plutôt dans l'esprit ballade-découverte en devisant gaiment de tous sujets, mais c'était parfois assez éprouvant et en tout cas assoiffant. C'est pourquoi chaque matin je confiais au plus soigneux des trois mon casse croûte de midi dans la poche du dessus de son sac à dos et surtout, à la main ma bonbonne Coleman isotherme de 4 litres que mon cuisinier avait soigneusement garnie de trois litres d'eau Culligan (un tiers en glaçons) et à peu près un litre de jus de ces merveilleux "chadèques" que je n'ai jamais connus que là-bas et avec lesquels j'ai découvert le nom.
    C'étaient de très gros fruits (près de 20 cm de diamètre) verts assez sphériques caractérisés par une petite pointe de 5 mm de haut 10 mm de diamètre a sa base placée a l'opposé de l'empreinte de la queue et représentant apparemment la "cicatrice" du pistil floral. Ils avaient une peau fine moins de 10 mm et débordaient d'un jus parfumé et sucré. Deux suffisaient largement pour près d'un litre de jus délicieux. Je sais que mon cuisinier devait batailler pour les avoir et n'en trouvait pas toujours. Les autres "chadèques" de même calibre qu'on pouvait trouver n'étaient pas aussi ronds, pas aussi lourds, ils n'avaient pas la petite pointe caractéristique mais souvent une sorte d'œil à la place, leur peau était très épaisse et la chair, peu juteuse, était très souvent déformée par la croissance à l'intérieur du fruit. Il ne pouvaient pas aider pour ma bonbonne mais, par contre, Fioli, mon cuisinier hors pair en tirait d'excellents desserts, tant de la pulpe "grenue" que de la partie blanche épaisse de la peau.
    Il me semble qu'aucune des deux variétés ne nous arrivait à 100% mûre (toujours vertes de peau), la pulpe n'était pas rose (dans mon souvenir) mais plutôt d'un vert brunâtre clair.
    J'ai retrouvé presque partout, même sur les marchés français, la deuxième sorte typique de "pamplemousse sec", mais je n'ai jamais retrouvé ailleurs la première sorte, juteuse, de "chadéques" ni vu aucune description pouvant s'y rapporter, je n'ai jamais vu non plus les arbres porteurs. Je suis tout à fait preneur pour des compléments d'info. D'avance merci .

    Georges BEAUFILS
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    Posté par Georges BEAUFILS, samedi 13 décembre 2014 à 07:03 | | Répondre
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