"Bonjour,

Je m'apelle Aline, la maline et je suis née à Papaïchton, petit village Boni sur le fleuve Maroni. Abandonnée par ma mère, je me suis nourrie de fourmis, araignées et surtout de grosses blattes que j'adore !!!!! Je vivais dans une maison en bois abandonnée, mais à deux mois, j'en ai eu  marre de rester toute seule. Et alors,  je l'ai entendu passer en trainant sa valise de psy scolaire sur la "rue" poussiéreuse, je me suis précipitée vers un trou dans une planche et là, je l'ai fixée en miaulant de toutes mes forces. Etonnée, elle s'est arrêtée, m'a parlé. J'ai insisté, insisté et comme je ne pouvais pas sauter de si haut, elle a mis une planche qui se trouvé par terre. Je suis descendue et j'avais à ce moment là une nouvelle maman."

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Je n'avais pas pas besoin de chat, mais j'ai eu l'impression que le ciel me l'envoyait à un moment de fort isolement. Alors, je l'ai fait descendre, je l'ai attrapée et l'ai mise dans mon sac à dos qu'elle n'a plus souvent quitté. En promenade en forêt, elle faisait ses 4 kilomètres en courant, toute contente.Et pour récompense, une bonne baignade dans un petit ruisseau pour enlever toute la boue et retrouver son beau pelage blanc.....

Elle a été de toutes mes aventures, en pirogue chez les amérindiens, en carbet dans la forêt à Saül, en avion vers Paramaribo, Cayenne....

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Elle m'a tenu compagnie dans le hangar où j'ai du passer la nuit seule,en attendant l'"avion" à la Watabiki, côté Surinam.

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A Paramaribo, dans l'hôtel brésilien "miteux", j'ai pu la garder et elle avait pour compagnon de jeu, une bande d"horribles" crapauds....

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Ma mimine dormait tout le temps sur moi dans le hamac, un peu lourde quand elle se mettait sur ma tête. Elle m'a averti par son attitude lorsque le voleur me guettait au carbet de Maripasoula. Elle me suivait et m'obéissait toujours, comme un petit enfant, toujours dans le sac à dos pour le transport. Beaucoup d'enseignants prennent un chat et l'abandonnent très égoistement à leur retour en métropôle. C'est la mort assurée pour ces chats qui sont, de toute manière, dans ce pays boni, facilement tués et toujours affamés. Ramener ma mimine était une évidence pour moi, mais toutes les démarches sanitaires sont très onéreuse et très contraignantes.

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8h de vol pour Aline la maline, 8h de martyr car le cachet donné par le vétérinaire a fait l'effet inverse de celui visé. Heureusement, la nuit, tous les passagers dormaient ou ragardaient un film et donc n'ont pas entendu ses miaulements désespérés.....

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 Deux ans de compagnonnage, ma mimine m'aimait autant que je l'aimais, mais elle n'a pas résisté au grand froid de cet hiver 2012...Une grande tristesse pour moi. Quand je la voyais, j'avais aussi toutes mes aventure en Guyane "en vrai" avec moi.....

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